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Victimes d’un triste sort que vous n’avez pas choisi, que sont, à côté de vos lamentations, mes démêlés, motivés cruellement, avec un mort qui n’a plus de mainmise sur ma destinée? Une si longue lettre , d’ici et d’ailleurs Et bien sûr, puisqu’elle est mère avant toute chose, elle nous fait part des problèmes d’éducation des enfants, de la libération des moeurs. Une si longue lettre – Mariama Bâ. Votez pour le prix des Lectrices

Nom: le livre une si longue lettre de mariama ba
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Elle prononce des discours et elle a écrit des articles sur la vie des femmes, notamment sur celles dont la vie était défavorisée. Ce qui l’amène à publier son premier roman le malheur de vivre L’Harmattan, , suivi par Franklin, l’insoumis La Doxa, Aïssatou divorce, Ramatoulaye, trop attachée aux traditions, peut-être aussi trop attachée à Modou après vingt-cinq ans de vie commune et douze enfants, refuse de partir. Les premières pages nous transportent aussitôt dans un pays de chaleur éblouissante, aux parfums éclatants, foisonnant de fruits juteux où l’on se promène paresseusement le soir tombé le long de ports de pêche où les filets regorgent de poissons frétillants. Le Ventre de l’Atlantique Fatou Diome. Mémoires africaines , Paris, L’Harmattan, coll.

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Une si longue lettre de Mariama Bâ

Une si longue lettre infos Critiques 68 Citations 63 Forum. Signaler ce contenu Voir la page de la critique. Une si longue lettred’ici et d’ailleurs Dans ce roman paru enl’écrivain Mariama Bâ écrit à la première personne la lettre que Ramatoulaye, qui vient de perdre son mari Modou Fall, envoie à son amie d’enfance Aïssatou.

Dans l’intimité de cette confession, la narratrice nous plonge dans une athmosphère douce-amère, au coeur de ce sentiment étrange leettre entre le nostalgie poignante de l’amour heureux et la fatalité de l’impossibilité de le faire renaître.

Que c’est intimidant d’arriver là, de lire lnogue mots d’une autre, cette femme fictive, si réelle pourtant, que j’imagine être la femme dans la norme là-bas. Ce livre, fort, épistolaire, reprend le parcours d’une vie féminine, du moins dès kongue adolescence.

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Une éducation traditionnelle, religieuse, amène les jeunes pubères à se vouer à être la femme, une des femmes, d’un homme. Ce livre parle aussi de l’amitié, si riche, si précieuse, ici décrite comme émotion plus forte que l’amour. Il retrace aussi quelques éléments de l’éducation familiale des enfants comme une condition féminine et amène une réflexion sur les traditions et le religieux.

Une très belle lecture pour aller encore plus loin dans le rapport des traditions à nos états de vie, à nos réflexions sur l’éducation, à nos ouvertures amicales.

Le parcours de deux femmes Sénégalaises, l’une acceptant le second zi de son époux avec une femme plus jeune, l’autre pas. Au décès de son époux, la narratrice écrit à sa meilleure amie, qui a quitté l’Afrique pour continuer sa vie aux Etats-Unis, avec ses enfants. Entre modernité et tradition, la condition de la femme en Afrique est longgue présentée avec un ton juste, sans mièvrerie et avec exactitude.

Ramatoulaye, mère de 12 enfants, profite de son temps de veuvage pour écrire une longue lettre à son amie Aïssatou installée aux Etats-Unis. Les premières pages nous transportent leftre dans un pays de chaleur éblouissante, aux parfums éclatants, foisonnant de fruits juteux où l’on se promène paresseusement le soir tombé le long de ports de pêche où les filets regorgent de poissons frétillants. Mais cette lettre est un prétexte, bien sûr, pour évoquer la société sénégalaise en plein changement suite à l’Indépendance.

On letttre à la fin des années Dans cette lettre touchante, on apprend à connaître et à s’attacher à cette femme tendre, amoureuse et révoltée, remplie de contradictions comme tout un chacun. Celle qui appartenait à ces filles ce du commun », propulsée dans les études supérieures, se voit aimant son rôle de maîtresse de maison et acceptant, contrairement à son amie, la polygamie de son mari. Cela ne l’empêchera pas de baa au sujet de l’absence quasi-totale de femmes en politique.

Cette femme se démène dans une société en évolution nourrie d’importations occidentales mais encore figée dans certaines traditions ancestrales; elle apprend ainsi à composer avec les cigarettes, l’alcool et le hne lorsqu’il s’agit d’éducation et découvre en elle des ressources inattendues lorsqu’il s’agit de ,ettre sans homme ou de protéger ses enfants.

Il y a d’ailleurs une très belle scène d’amour filial lorsqu’elle apprend la grossesse de l’une de ses filles, et où elle fait fi de ce qu’on attendrait d’elle dans telle situation. Les lueurs s’unissaient en clarté apaisante. Ma décision d’aider et de protéger émergeait du tumulte. Elle se fortifiait au fur et à mesure que j’essuyais les larmes, au fur et à mesure que je caressais le front brûlant ».

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Critiques de Une si longue lettre – Mariama Bâ (68) – Babelio

Dans cette lettre, Ramatoulaye est tout-à-tour jeune fille, étudiante promise à un bel avenir, épouse, femme au foyer, veuve et mère. La force de ce livre c’est le flux des pensées, cette impression d’une réflexion sans marima en mouvement, jamais figée, d’une femme d’âge mûr revenant sur sa vie et écoutant avant longje ce que son coeur lui dicte.

Le même parcours nous a conduites de l’adolescence à la maturité où le passé féconde le présent. Pendant les quarante kariama de réclusion que lui impose la tradition musulmane, un confinement qui ne sera troublé que par le rituel précis de la loi coranique, Ramatoulaye convoque ses souvenirs et fait le solde de tout compte de cette vie qui a été la sienne. C’est avec une tendresse infinie qu’elle évoque leur enfance commune, leurs espoirs en un avenir meilleur pour les femmes et leur pays, la confiance absolue qu’elles ont mis dans l’éducation et l’instruction, unique moyen pour s’extraire de l’asservissement social, politique, religieux et les désillusions qui ont parcheminé leur existence.

Servi par une écriture irréprochable, témoin de l’excellence de l’instruction que l’auteure a reçue, elle évoque certains aspects de la vie sénégalaise et par extension la vie africaine. Elle y dénonce l’absence d’ouverture d’esprit de la société, le système discriminatoire des castes, l’étouffante tradition, la rigidité d’une société patriarcale qui trouve un soutien inconditionnel auprès de trop nombreuses femmes, les difficultés pour un peuple à accéder à l’éducation, les disparités de traitements entre les hommes et les femmes, la fragilité de la condition humaine, le devoir et le rôle de chacun homme-femme dans l’amélioration du destin de l.

Plus qu’un roman épistolaire, c’est un appel lancé à toutes les âmes de bonne volonté convaincues de l’importance et de la portée d’une action menée pour et par le peuple pour une amélioration des conditions de vie. Ce n’est pas un livre pro-féministe bien que le thème initial soit le sort réservé à la femme mais plutôt un recueil de pensées d’une grande lucidité à l’instar lirve Sénèque ou Epitecte, une sorte de legs fait aux générations futures lesquelles se doivent de continuer le combat.

Si le bonheur dépend de ce que l’on a acquis au cours de l’existence, il est aussi intimement lié à tout ce à quoi on a renoncé parfois par choix, souvent car c’est la seule issue, à l’image de Ramatoulaye, veuve et à la tête d’une tribu de douze enfants, qui n’en poursuit pas moins la lutte malgré les revers de la vie. J’ai été subjuguée par sa langue, un français précieux, quelque peu vieillot mais toujours poétique.

On y sent l’affection de l’auteure pour cette langue, son plaisir à écrire, sa maîtrise concernant la construction du récit: Je recommande vivement cette lecture au moins pour la langue si ce n’est pour les thèmes particulièrement durs qui y sont abordés. Une histoire touchante à la limite du conte philosophique. On en sort pour le moins troublé et dans le bon sens du terme.

Ramatoulaye vient de perdre son mari et comme le veut la tradition, elle doit respecter une période de deuil de quarante jours.

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Elle éprouve alors le besoin de se confier à son amie de toujours, Aïssatou, installée aux États-Unis. Grâce à cette longue missive, on découvre la place de la femme en terre africaine Sénégal. L’auteure n’hésite pas à dénoncer la polygamie, le mariage, les castes, les règles ancestrales et désuètes du remariage. Elle fait oeuvre aussi d’historien puisqu’elle nous décrit les progrès réalisés pour la condition féminine. Et bien sûr, puisqu’elle est mère avant toute chose, elle nous fait part des problèmes d’éducation des enfants, de la libération des moeurs.

Une auteure militante qui lutte contre la domination des hommes et les traditions responsables de la perte de la dignité des femmes, une belle page à mettre entre toutes les mains Un petit livre, en même temps un petit bijou! A travers une lettre, Mariama Ba crie, haut et fort, les conditions ardues, longeu plupart du temps fruits de la tradition, auxquelles les femmes doivent faire face, plus d’une fois dans leur vie. Elle présente la femme comme une proie du ménage, une victime de la coutume sénégalaise mais qui s’ignore, cloitrée dans son sj, elle laisse les circonstances pesées sur elle sans pousser de cris.

Une si longue lettre, c’est aussi l’histoire du Sénégal après les indépendances, le rêve et l’attente d’une vie meilleure, la place de la femme dans ce rêve, dans cet espoir illusoire qui s’est fondu bien tôt. La gestion des crises conjugales avec l’implication assez importante de la famille, la polygamie destructivela coutume qui autorise au frère du défunt de prendre en second mariage la veuve.

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L’organisation xi veillées mortuaires, surtout le traitement spécial affligé aux veuves, la trahison en amour parait plus commode pour un homme que pour une femme.

Au delà de tout, ce livre est un livre d’amour sincère et d’amitié, qui relie notre narratrice avec son amie d’enfance Aïssatou, elles ont vécu le bonheur et le pire ensemble.

Elles se sont soutenues dans les moments plus sombres de leur vie. Mqriama son premier roman publié enMariama Bâ a choisi le récit épistolaire mais sous une forme plutôt audacieuse, puisqu’en fait ce roman est une seule et unique lettre adressée par Ramatoulaye au moment du décès de son mari à son amie Aïssatou.

A travers cette longue lettre, Ramatoulaye va se confier à Aïssatou sur longye situation de veuve, ses relations mauvaises avec sa co-épouse la deuxième épouse plus mariams de son mari tout en revenant sur le passé, car des années auparavant, Aïssatou a également connu cette situation, mais autant Ramatoulaye a gardé et tenu son rôle d’épouse jusqu’au bout qu’Aïssatou a elle choisi un chemin différent vers l’émancipation.

Pour Ramatoulaye, il est important de revenir sur le passé, même s’il n’est pas possible de le changer, car il fait partie d’elle: Ramatoulaye ne regrette rien, et même si elle s’est rendue compte tardivement de son erreur dans le choix de son mari: A travers ce livre, Mariama Bâ offre le formidable récit d’une femme à la fois belle et forte, digne et honnête, et apporte une vision juste sur l’Afrique qui se retrouve d’ailleurs dans ce propos qu’elle fait tenir à son héroïne: Un même pays change plusieurs fois de visage et de mentalité, du Nord au Sud ou de l’Est à l’Ouest.

A travers le personnage de Ramatoulaye et une narration à la première personne du singulier, Mariama Bâ se fait la voix de ces femmes qui se taisent, écrasées par le poids des traditions, de la religion, de la polygamie, de la belle-famille qui cherche à s’approprier le plus de biens possible dans le cas du décès d’un époux. Cette narration à la première personne du singulier finit par être troublante pour le lecteur, car Mariama Bâ dévoile dans ce récit ses peurs, ses craintes, mais aussi ses espoirs, si bien que la frontière entre la part fiction du récit et vérité voire vécu de l’auteur est franchie, ce qui donne à ce roman une dimension culturelle encore plus grande.

C’est un regard extrêmement lucide qui est porté sur la condition de la femme en Afrique, dans le cas présent plus particulièrement au Sénégal, mais il est à la fois rempli d’espoir en l’amour. Le personnage de Ramatoulaye est à la fois traditionnel mais également fort, moderne, et ouvert au monde, c’est d’ailleurs pour cela que  » Une si longue lettre  » va à l’encontre de la vision traditionnelle de la femme longuw plutôt perçue comme un être n’ayant aucun droit et vivant dans un état de servitude, à préparer les repas, s’occuper de maroama mari et de ses enfants et chamboule ainsi les croyances souvent erronées des lecteurs.

La femme Africaine sait faire face et affronte avec dignité tous les maux qui peuvent frapper son foyer, c’est en tout cas l’un des enseignements que j’ai retenu de ce livre.

Et si pour Louis Aragon « La femme est l’avenir de l’homme », ceci s’applique particulièrement à l’Afrique et illustre remarquablement bien la femme narratrice de ce récit.

Cette correspondance n’est nullement trop longue, elle est juste remarquable. Acheter ce livre sur. La grève des bàttu, ou, Les déchet. Le Ventre de l’Atlantique Fatou Diome. Les Soleils des indépendances Ahmadou Kourouma. Photo de groupe au bord du f. Les Dernières Actualités Voir plus. Votez pour le prix des Lectrices Participez au premier bookdating Babelio! Listes avec ce livre 14 Voir plus. Le livre qui vous a bouleversé Mijouet livres.

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